EN HOMMAGE A BAHRAM
HONNEUR A SA MEMOIRE


Voici le temps où la ténacité sculpte
et fait écran à ce qui menace l’être .
Les mains démultipliées nient l’absence,
forces sensibles elles englobent sans fin,
immobiles dans l’espace visible.

Le morcellement s’anéantit
car l’unité détermine la forme du réel .
Un calme profond revêt le coeur présent.
Les yeux ouverts le long de soi, donnent à voir
et partagent, l’infini de la douceur prolongée .

Se mouvoir dans cette seule sensation, puis,
sans heurt, réintégrer et observer la distance,
sortir de soi étrangement maître,
et alors seulement,
mesurer l’étendue de la perte et de la paix

maryse