Soirée d'hommage à Bahram, le 26 février 2006

 

La soirée s'est déroulée de 19 à 22 heures au 23 rue Oudinot, Paris 7e.
Nombreux étiez-vous au rendez-vous de l'ami Bahram, amis tant iraniens que français, de 7 à 77 ans.
Quelques visiteurs, touchés par l'histoire de Bahram relatée par Edouard Launet dans Libération du 25 février, étaient également présents, pour un hommage anonyme. D'autres avaient trouvé dans ce rendez-vous l'occasion de trouver une oreille attentive pour témoigner de difficultés similaires dans leur propre environnement professionnel.

En première partie de programme, des hommages (cf. liste ci-dessous) ont été rendus par la lecture, par leurs auteurs, de récits en français ou en persan. D'autres, envoyés d'Iran, ont été rapportés.
Etaient au pupitre : Akbar - Marie-Noëlle - Léo - Morteza - Louis -- Nicolas Monquaut, secrétaire général de la CGT-Culture - l'association Dialogue et Démocratie - M. Seyhoun - Azar - Rana - Manijeh - Farkhondeh, épouse du poète Parviz KHAZRAII - Monique - Alexandre Yazdi

Toute cette assemblée réunie atteste, s'il en était besoin, de l'étendue du cercle relationnel de Bahram. Oui, Bahram était aimé et admiré.
Les personnes présentes ont découvert l'ampleur et la diversité de ses relations.

Ces hommages consistaient pour la plupart, à évoquer des souvenirs communs, à exprimer le sentiment de révolte qu’inspirait la situation de Bahram, devenue pour beaucoup inextricable et incompréhensible.
Vous étiez nombreux à témoigner d'avoir été marqués, voire influencés, que ce soit dans votre réflexion, ou dans vos choix, par la force de l'engagement, le sens de la responsabilité et du dévouement de Bahram, par son intégrité et sa « philosophie de l'action ».
Ce qu'il donnait à partager de son expérience artistique, de son métier, de sa vie, était apprécié, reconnu, exemplaire.
Chacun a pu dire à quel point il avait été enrichi par son humanité, par son art, par sa présence sensible et son humour imaginatif.

A l'issue de cette soirée, quiconque avait pu douter de lui, de la gravité de sa situation se trouvait devant l'évidence que ses ennuis étaient réels et que son combat était justifié.

En deuxième partie s'est déroulée la projection d'un film d'une heure, intitulé : " C'était… Comment on dit ? ".
Construit autour de plusieurs thèmes : " Le suicide ", " Le combat ", " L'ami ", " L'espoir ", ce film a permis d'appréhender l'épaisseur de la personnalité de Bahram et de pénétrer, grâce au témoignage d'amis et de collègues, dans la réalité de son vécu professionnel et de son conflit.

En déroulant le fil de sa vie professionnelle en France, le film sous-entend que, tels que tous nous connaissions Bahram, sa force de caractère, sa grande qualité de cœur, la noblesse de ses valeurs, son histoire ne pouvait s'arrêter à sa disparition mais au contraire devait à tout prix se perpétuer à travers son œuvre, et que la victoire à son combat aurait pour but de redonner sens à sa vie de même qu’elle serait une leçon d'encouragement à ne pas baisser les bras devant l'adversité.

L'association a réalisé ce film dans un délai très bref. Faute de temps, beaucoup d'ingrédients manquent à la recette. Comme le reste de l'entreprise commencée par Bahram et aujourd'hui relayée par l'association, le film aussi continue de faire son chemin… il fera sans doute l'objet d'une version plus longue qui rendra mieux compte de qui était l'artiste, le sculpteur, le maître mouleur statuaire de la RMN, de qui était vraiment l'homme, et enfin de dire en quoi chacun de nous se sentait honoré de son amitié.

Bahram aurait assurément été heureux de présider à cette assemblée d’amis de tous horizons. Malheureusement, mais par bonheur, il en aura été à la fois l'inspirateur et l'artisan.